December 31, 2011 by Claude Falguière

2ème anniversaire de Duchess France

May 14, 2012 by Audrey Neveu

L’évènement le plus attendu de cette année geek arrive enfin …

le deuxième anniversaire de Duchess France aura lieu le mercredi 30 mai !

Maintenant que Devoxx France et Mix-IT sont passés, venez vous détendre en jouant autour de Java avec nous !

Le programme

Comme l’année dernière, nous vous proposons de venir nous rencontrer, échanger avec nous et vous amuser autour d’un Trivial Java spécialement préparé par notre équipe !

Nous vous accueillerons à partir de 19h pour débuter la soirée à 19h30, et jouer tous ensemble jusqu’à 22h. Un buffet vous permettra de reprendre des forces avant la deuxième manche et de discuter avec l’équipe pour nous faire part de vos idées et de vos envies. Et pour les plus courageux, une troisième mi temps est également prévue !

Une soirée pour qui ?

Si vous vous posez encore la question, c’est que vous ne venez pas assez souvent aux soirées de la Marmite :) Les soirées Duchess sont exclusivement réservées aux geeks et aux geekettes. Ami commercial passe ton chemin, chez nous ça parle code, et seulement code !

C’est donc une soirée pour les développeuses vous l’aurez compris, mais comme toujours nos amis masculins sont les bienvenus, surtout si ils ont une collègue féminine à nous présenter ;)

Où nous rejoindre ?

La soirée se déroulera à l’ECE que nous remercions pour son accueil. C’est au 37 quai de Grenelle dans le 15ème arrondissement de Paris (métro Bir-Hakeim ou Dupleix, ligne 6 ou Champs De Mars sur le RER C).

Inscrivez vous vite sur EventBrite et parlez en autour de vous !

Nous vous attendons nombreux et nombreuses !

Parlons Groovy avec Guillaume Laforge

May 10, 2012 by Agnes Crepet

Guillaume LaforgeGuillaume Laforge est invité par le Lyon JUG le 15 mai prochain pour une soirée dédiée au langage dynamique Groovy. Agnès Crépet et ses camarades du Lyon JUG sont allés à sa rencontre pour lui poser quelques questions en amont de cette soiréé.

Guillaume Laforge est à la tête de l’équipe de développement Groovy chez SpringSource, une division de VMware. Guillaume est à la fois Project Manager officiel de Groovy et Spec Lead de la  JSR-241 qui standardise le langage Groovy. Il a initié la création du framework  Grails et a fondé le projet Gaelyk, un framework léger pour développer des applications en Groovy pour Google App Engine.
Il est aussi régulièrement speaker sur des sujets comme Groovy, Grails, Gaelyk, les Domain-Specific Languages à des conférences comme JavaOne, GR8Conf, SpringOne2GX, QCon ou encore Devoxx.
Il est également le co-auteur de Groovy in Action avec Dierk König et Paul King, deux committers célèbres sur Groovy.
Guillaume est aussi un membre fondateur du podcast français LesCastCodeurs.

Agnès : Peux-tu te présenter? Quelles sont tes activités chez SpringSource ?

Guillaume : Je m’appelle Guillaume Laforge. Chez SpringSource, je dirige et développe le projet Groovy, qui est un langage Accessoirement, je fais parti des Cast Codeurs ! Et je suis le fier détenteur d’un superbe mug des duchesses que j’ai eu l’honneur de recevoir lors de l’enregistrement live des Cast Codeurs à Devoxx :-)

Agnès : Peux-tu nous raconter si ce n’est pas trop indiscret ton histoire d’amour avec Groovy ?

Guillaume : En 2003, je travaillais chez un petit éditeur logiciel qui faisait une sorte de générateur d’applications à partir d’un méta-modèle de données.

On pouvait définir des widgets graphiques pour différents types de données, et je cherchais une solution pour pouvoir définir et scripter ce genre de widgets pour personnaliser les applications pour les clients.

A l’époque, il n’y avait pas grand choix pour ce genre de besoins, et le project Groovy venait juste de se lancer.

Du coup, j’ai commencé à y jeter un coup d’œil, mais à l’époque, c’était très buggué. Du coup, j’ai commencé à contribuer à des patches pour corriger les problèmes que je rencontrais, et au bout d’un moment, le chef de projet d’alors en a eu marre d’appliquer les patches et m’a donné les droits de commit. Puis plus tard, il a quitté le projet, et j’ai repris les rennes du projet.

Et depuis, je travaille sur Groovy.

Cédric : As tu une idée des chiffres de l’adoption de Groovy ? Est ce en constante progression ?

Guillaume : C’est toujours difficile d’avoir un nombre d’utilisateurs d’un projet Open Source.

Les chiffres que je regarde de temps en temps sont le nombre de téléchargements de la distribution, et aussi le nombre de téléchargements à partir de Maven Central. Pour la distribution par exemple, à l’époque de la sortie de la 1.7, on avait eu pas loin de 400 000 téléchargements ou plus récemment sur les statistiques de Maven Central, on était aux alentours de 100 000 téléchargements par mois. Donc en combinant distributions et artifacts Maven, j’imagine qu’il y a sans doute un demi-million d’utilisateurs, ou quelque chose comme ça. Difficile à dire.

En tout cas, oui, les chiffres ont tendance à progresser. Les statistiques sur Maven Central montrent un bon doublement sur un an des téléchargements par exemple.

Agnès : Puisque nous sommes entre nous, peux-tu nous dévoiler tes histoires d’adultères langagières ? Quels sont notamment les autres langages dynamiques que tu as manipulé ? Et où en es-tu avec notre ami Java (amour platonique? histoire ancienne? le support des langages dynamiques est-il pour toi un sursis ou un sursaut?)

Guillaume : Je dois dire que malgré ma relation passionnelle avec Groovy, je reviens toujours voir maman Java :-)

J’aime beaucoup ce langage. J’ai fait mes premières armes avec, et quoi qu’on en dise, c’est un langage que je trouve agréable à utiliser.

J’ai eu l’occasion de jouer avec d’autres langages, comme Python, Ruby ou PHP, et j’ai regardé un peu ce qui se faisait ailleurs comme chez Scala et les nouveaux langages comme Kotlin et Ceylon.

Agnès : Tu vas nous parler des nouveautés de Groovy 2.0 lors de ta session au Lyon JUG? Quel est ton top 3 des nouvelles features ? Peux-tu notamment, même si ce n’est pas dans ton top 3, nous parler du static type checking ?

Guillaume : Il y a en fait 4 grands thèmes dans Groovy 2.0, que j’aurai le plaisir d’aborder lors de la session au Lyon JUG :

Le support de JDK 7 avec Project Coin et Invoke Dynamic, la modularisation de Groovy, le static type checking et la compilation statique.

L’idée du static type checking, c’est surtout en réaction de l’utilisation qui est faite de Groovy. Souvent les développeurs Java utilisent Groovy comme un Java scripté (compilable / exécutable à la volée), voire un meilleur Java (pour rendre le code plus concis et lisible), et s’attendent à ce que le compilateur Groovy donne le même genre d’erreur que le compilateur Java. Mais ce qui est une erreur pour le compilateur Java, n’en est pas forcément une en Groovy, en ce sens qu’au runtime, certaines variables ou méthodes peuvent très bien être disponibles du fait que Groovy est un langage dynamique. Du coup, groovy ne râle pas forcément quand il y a une typo dans un nom de variable ou le nom d’une méthode. Mais quand on utilise Groovy “comme du Java” dans son application, on aimerait que le compilateur se plaigne lorsque l’on fait ce genre de bêtise… et c’est maintenant le cas avec le static type checking.

Cela va également plus loin que cela, car avec le static type checking, le compilateur va râler pour des erreurs de type de retour d’une méthode, pour des assignements de types pas compatibles, etc, grâce à de l’inférence de type.

Tout le monde n’a pas besoin des fonctionnalités dynamiques de Groovy, et le static type checking répond à ce besoin.

Mais pour aller plus loin, on s’est dit qu’également les utilisateurs seraient intéressés par avoir aussi le même niveau de performance que Java. Et donc, on a travaillé aussi sur la compilation statique, pour que le bytecode généré par Groovy soi grosso modo le même que celui de javac, afin d’avoir le même niveau de performances que Java lui même.

Agnès : Tu es à l’origine du Gaelyk project, peux-tu nous présenter ce projet ?

Guillaume : Oui, c’est moi qui ai lancé le projet Gaelyk !

C’est un petit framework tout léger pour développer des applications Groovy pour Google App Engine, en simplifiant l’utilisation du SDK de Google.

Au départ, ça a commencé simplement par une sorte de proof of concept : Google nous avait contactés un peu avant la sortie de Google App Engine Java pour montrer que d’autres langages alternatifs tournaient également sur la plateforme. Nous avons travaillé ensemble pour que cela fonctionne bien, et j’ai été invité à présenter ça à la conférence Google I/O. Pour ma démo, j’ai fait une intégration de Groovy et d’App Engine, et les gens m’ont demandé si c’était disponible et open source… Ce n’était que pour une démo… et puis finalement c’est devenu un vrai projet, avec maintenant une communauté, des contributeurs, etc.

Gaelyk est assez simple à utiliser : on écrit des scripts Groovy qui jouent le rôle de contrôleurs, et des pages qui ressemblent un peu à du JSP mais en Groovy, pour les vues. Dans l’un comme l’autre, on a à disposition des variables pour accéder aux services du SDK, et tout un tas de méthodes décoratrices pour simplifier l’usage du SDK.

Alexis : Grails a longtemps été considéré comme le RoR de Java. Ce statut lui est contesté par Play, qui semble l’avoir dépassé en popularité. Où en est Grails ? Est-ce que le développement Web reste un domaine de prédilection de Groovy ? Quels sont ses autres domaines ?

C’est intéressant cette impression que Play ait dépassé Grails en popularité. Il y a une différence entre “hype” et utilisation réelle. Et il faut aussi penser à l’aspect “cocorico” qui fait qu’on n’est beaucoup plus exposé en France au marketing de Play qu’à celui de Grails. De ma petite fenêtre plus globale mais certainement biaisée, je n’ai pas encore l’impression que Play ait dépassé Grails en quoi que ce soit, en fait :-)

Cela étant dit, Grails a sorti sa version 2.0 il n’y a pas très longtemps (y compris quelques petits correctifs depuis).

Il y a eu pas mal de nouveautés, comme des améliorations du mode interactif et de la console, un agent pour le reloading des changements à chaud, de nouveaux rapports de tests plus sympas, de même qu’une version html-5-ifiée du scaffolding, des pages d’erreurs plus pratiques à lire, le support asynchrone, l’intégration de la gestion des resources statiques, des améliorations de performances, des améliorations aussi sur l’accès aux datastores (pas seulement relationnels mais aussi tout ce qui est NoSQL), et j’en passe.

Ce qui est intéressant aussi par rapport à Play, c’est que cette version majeure est toujours compatible avec les anciennes versions, et du coup, les gens peuvent très facilement migrer vers cette nouvelle version.

Grails 2.0 est vraiment très mature et performant.

Sinon concernant l’utilisation de Groovy, effectivement il y a une très grande utilisation de Groovy au niveau Web avec Grails, mais aussi pour le build avec Gradle, pour les applications swing avec Griffon, pour le test avec Spock, etc. Groovy est utilisé dans pas mal de scénarios et cas d’utilisation, et en particulier aussi en dehors de tous ces frameworks pour faire des Domain-Specific Languages, de la configuration / customisation d’application, etc.

Agnès : Utilises-tu d’autres langages tournant sur la VM comme Scala ou Clojure ? T’intéresses-tu aux petits nouveaux Ceylon ou Kotlin et que peuvent-ils, selon toi, apporter à la plateforme ?

Alexis : Est-ce qu’ils peuvent “nuire” à Groovy ? Est-ce que tu as envie de voir certaines de leurs fonctionnalités dans Groovy ?

Guillaume : Je joue ponctuellement avec d’autres langages, anciens comme nouveaux, mais essentiellement sur la JVM. J’aime bien regarder ce que les autres font de temps en temps, pour voir s’il y a de bonnes idées qui pourraient être adaptées à Groovy.

Dans les nouveaux venus, j’ai une petite préférence pour Kotlin, qui semble plus proche de mes aspirations (sans parler du fait que certaines features sont tout droit sorties d’idées déjà présentes dans Groovy). J’apprécie Ceylon aussi, mais je le trouve un peu trop verbeux, et trop explicite, alors que j’aimerais qu’un langage fasse plus confiance aux développeurs qui les utilisent. J’aime bien l’élégance de Clojure, même si je n’arrive pas à me faire aux parenthèses et à l’ordre des arguments et méthode. J’ai plus de mal avec Scala, car je trouve que le langage est assez dur à lire et à écrire, même si j’aime bien certaines choses, comme par exemple le pattern matching que j’aimerais bien avoir dans Groovy un jour.

Julien : Si tu pouvais changer une chose dans la JVM, ce serait quoi ?

Guillaume : En fait, c’est une chose qui va justement évoluer et bientôt être une réalité : supprimer la PermGen.

Il y a beaucoup d’entreprises qui utilisent Groovy comme langage business, comme DSL, intégré à leur application.

Ils évaluent et exécutent des tonnes de script Groovy représentant des règles métier, de filtrage, ou autre, et lorsqu’ils réévaluent sans cesse du code Groovy, cela crée de nouvelles classes qui consomment de la PermGen.

Donc plus de PermGen dans JDK 8, ce sera un plus intéressant pour Groovy.

Agnès : Tu es également membre fondateur (et grand humoriste!) du podcast les Cast Codeurs. Quel est selon toi l’intérêt de ce genre de diffusions médiatiques ? Qu’est-ce que cela t’apporte (statut de VIP parisien? bière à volonté? déversoir à blagues ? ;-) … ) et que penses-tu apporter à vos auditeurs ?

Bien que je n’en écoute pas beaucoup, je trouve que les podcasts sont une source assez originale d’information, pour savoir ce qui se passe dans notre domaine, savoir ce qui est à la mode, connaître les petits potins, etc. Surtout, ce qui est pas mal, c’est que ça peut s’écouter n’importe où, et en particulier… dans les transports en commun : c’est important de pouvoir profiter de ce temps inutile que sont les transports en commun pour apprendre quelque chose de nouveau ou passer simplement un bon moment.

Sinon, personnellement, ce que ça m’apporte, c’est surtout l’aspect “sociabilisant”. Comme je fais du télétravail, à part les conférences et la famille, je ne vois pas grand monde la journée, et du coup, ça m’aide à garder le contact, même virtuel, avec mes amis des Cast Codeurs. Faire des blagues tout seul devant son écran, ce n’est pas très marrant, alors c’est vrai que le podcast est aussi ma manière de m’exprimer et de me lâcher un peu ;-)

Au final, j’espère qu’on apporte à nos auditeurs un peu de news qu’ils n’ont pas forcément le temps de lire, et un bon moment en compagnie de cette petite troupe sympathique. Après… si en plus l’auditeur se marre grâce à mes jeux de mot, tant mieux :-)

Merci Guillaume! Rendez-vous donc au Lyon JUG le 15 mai prochain!

Bodil Stokke will speak about Painless Web App Development with Backbone at Mix-IT

April 24, 2012 by Agnes Crepet

Bodil StokkeContinuing our interview series, the Mix-IT team asked some questions to Bodil Stokke who will do at Mix-IT a talk about how to do Painless client side JavaScript Development .
Bodil has been a web developer since before the web was cool, and has shepherded many big projects built on web technologies, among them two generations of web map applications for Eniro, Scandinavia’s leading business search provider. She currently works as a Java developer for Steria, honing her combat skills on enterprise developers reluctant to adopt shiny Future Tech such as Git, Clojure and Node.JS.
You could follow her on twitter or on GitHub.

Mix-IT Team : Who are you?
Bodil: For the last 15 years, I’ve been calling myself a web developer. In reality, I’m interested in everything to do with programming, as I’ve been since I wrote my first lines of BASIC almost 30 years ago (10 PRINT “BODIL PWNS” 20 GOTO 10), but my projects tend to focus around writing applications for end users, preferably applications that run in a browser. Even my current job as nominally a Java enterprise developer involves writing frontend code, which I do using Swing – thankfully, this is my last month in my current job, after which I’m going freelance just so I’ll be able to make sure I never have to write another line of Swing ever again.
My favourite colour is purple, my favourite Pokémon is the mudkip, my personal hero, if I had to pick one, is Richard Stallman, and I’m not a cat person. My only pet is a Roomba, though it probably thinks of me less as its owner than as a useful slave it suffers to live until it’s worked out the bit where it gets stuck on the doorstep and needs help. Meanwhile, it spends most of its time sitting on its charger, plotting the inevitable robot uprising.

Mix-IT Team : Could you describe your typical day? Do you work all the day ?
Bodil: For a living, I use Eclipse running on Ubuntu on a VirtualBox VM on the Windows laptop my client makes me use to write Java code. I don’t spend all day actually writing code, because my company has picked up on this really fashionable trend called Agile, where if you perform the prescribed rituals like standing in front of a whiteboard rambling about what you’ve been working on and moving Post-Its around, John Scrum will bring your project success and you will deliver on time. So a lot of time that might have been spent writing and talking about actual code is instead wasted on ritual and bureaucracy. And we’re still not delivering on time, for some reason.
In my spare time, I leave Eclipse well behind and pull out Emacs to do a bit of real programming. It’s more about learning and experimenting with new and shiny things, though, than any real projects. I spend a lot of time learning new programming languages – they say you should learn one new language a year to keep your edge; I think I did about five last year. I spend quite a bit of time writing and giving presentations on what I learn, because sharing it is half the fun.

Mix-IT Team : Have you been loving javascript for ever, or did Coffeescript made you love it ?
Bodil: I don’t think I could ever love it. Javascript has a lot of great ideas, and a lot of really nasty design flaws. Using JS well involves making a conscious decision to deliberately ignore all the nastiness, and work hard to stay within the bounds of the Good Parts as Douglas Crockford defined them. Even then, a lot of pain still persists because of the cumbersome syntax. When CoffeeScript came about, giving JS a cleaner and more concise syntax as well as adding much needed language features like for comprehensions and removing the difference between statements and expressions, JS was finally starting to feel like a decent language. But it still has its very obvious shortcomings, so we’ll keep trying to work around it by building other languages and abstract runtimes on top of it, like Dart and ClojureScript.

Mix-IT Team : What would be your ideal technical stack for a webapp today ?
Bodil: Clojure everywhere! I wouldn’t dream of using anything other than Clojure on the server (if I have a choice), and I wish ClojureScript could hurry up and mature to the point where it’s a painless development experience on the client side. The problem with ClojureScript at the moment is only the lack of stable and well designed third party libraries, like jQuery and Backbone, only designed from the ground up with functional programming in mind rather than the very object oriented JS platform. The ClojureScript workflow also isn’t quite stable yet. Both problems are, of course, being worked on, and I’m looking forward to being able to write all my code everywhere in a nice, Lispy style.

Mix-IT Team : You will talk about Javascript MVC, do you have time to test some other framework than backbone ? Do you like some of them ?
Bodil: I’ve looked at lots of MVC frameworks, and I haven’t really developed a preference yet. The reason I’m going with Backbone for the moment is simply that it’s the one with the fewest opinions. Most other frameworks have ideas about how to structure your code and your markup, and usually include their own templating languages. This can be a good thing – it allows for writing a lot less code to get things done than you might have to write using Backbone, for one thing. Backbone focuses on only the core MVC dynamic, and expects you to provide the rest on your own. I expect we’ll eventually have a couple of different frameworks meeting different needs and preferences, all using Backbone as the backend and various view engines and data stores as well integrated components. In other words, Backbone’s strength, for me, is the fact that it’s decoupled by design, and lets you do as you please with the rest of your code.

Personally, I think Serenade.js looks pretty, and I suspect Knockout might have a lot going for it, but I’m sticking with Backbone for now, because it’s so easy to back out and replace components you realise you don’t like after all.

Thanks Bodil!
See you at Mix-IT on Thursday 26 April at 11:20 a.m. for your talk “Painless Web App Development with Backbone”.

Encounter with Pamela Fox, Mix-IT keynote speaker

April 23, 2012 by Agnes Crepet

Pamela FoxContinuing our interview series, the Mix-IT team asked some questions to Pamela Fox who will be a keynote speaker at Mix-IT.
Since discovering web programming as a kid (starting with Java applets, of course), Pamela Fox has loved using web technologies to make web apps and teaching other people how to use them. She went to USC for her bachelors & masters in computer science, spent five years at Google helping developers use the Maps and Wave APIs in their apps, and is now working on her own web apps using a mix of Python, JS, and HTML5. You could follow her on twitter or on G+.
With Pamela, we will dive inside PhoneGap. She will speak about this topic at Mix-IT and she will do the final keynote of the conference.

Mix-IT Team : Who are you?
Pamela : I’m Pamela Fox, a 27-year old living in San Francisco. I don’t really know “what” I am, but I know what I like doing: learning new things, making things, and teaching other people what i learn. I used to do that at Google in their developer relations group, but now I’m a “free-range developer” doing that on my own.
I’ve been working on a nutrition-tracking service (eatdifferent.com) for almost a year now, and since I offer both web (Python/AppEngine) and mobile (PhoneGap/HTML5) interfaces for it, it’s been a great learning experience.

Mix-IT Team : Could you describe your typical day? Do you work all the day?
Pamela : Well, first, our one-year-old kitty walks on my face until I wake up and feed him. Then I bike with my roommates to our local CrossFit gym for the 8am class (we never make it to the 6am or 7am ones!). After class, I set up my laptop and chargers in my co-working space and pretty much work for the rest of the day. I take a break to lunch at the Disqus office, as my boyfriend works there and his colleagues put up with me being a pretend employee for an hour each day. I end the day with either a dinner party, a meetup, or on the quiet days, a dinner with my roommates and crazy cats.

Mix-IT Team : Which new tools/framework do you discover recently and that has inspired you?
Pamela : At JSConf last week, I went to a talk by Ben Alman on Grunt, a build tool for JavaScript projects. You can write your configuration files in JavaScript to define tasks like compression and concatenation, and then run the tasks from the command-line. You can also set it to “watch” your files and automatically re-run tasks whenever the files change.
I’m now halfway through replacing my Makefile with Grunt instead, and I’m much happier with this setup. Whenever I wanted to get something in my Makefile, I had to learn a new Unix command, and I just really hate Unix commands. Now, I can just use JavaScript, a language that I know and love. Productivity++!

Mix-IT Team : What do you miss from your time at Google? What don’t you ?
Pamela : I miss being around colleagues — people all working on the same or similar project as you, people that you can have impromptu discussions with when you reach an obstacle. In a co-working space, everyone’s working on such different projects, and many of them aren’t developers or aren’t using the same development stack as you, so you can’t really go to them when you want to rant or rave about what you’re working on. I think I now spend more time on Twitter because of that, because I can think of my followers as virtual colleagues.
I don’t miss being managed. Since my childhood, I’ve always been an independent worker and I don’t respond well to being told what to do and feeling like my actions and progress are being watched. From what I’m told, Google doesn’t manage as much as other companies (it’s the only place I’ve ever worked), but it still does manage, and that’s just not my thing. Similarly, I’m not good at being “mothered”, and my mum has learnt that. :)

Mix-IT Team : What would be your ideal technical stack for a webapp today ?
Pamela : I would really love to be able to use the same language on the client and the server, and since JavaScript is the native language of the client, then JavaScript would be the ideal language for the server. Unfortunately, node.JS is the dominant server-side JavaScript framework, and from what I’ve seen, it is most suited to certain classes of applications, like those with real-time components. It’s also only supported on some hosting platforms, and notably, it’s *not* supported on App Engine, my platform of choice. So, I want to try the all-JS stack at some point, but only when I’ve found a project where it really makes sense.

Mix-IT Team : You will talk about Phonegap at Mix-IT. After months of development on your application, do you think you made a good choice ?
Pamela : That’s a great question. In using PhoneGap, I’ve had to spend a lot of time getting to know the iPhone and Android Webkit browsers, and I’ve discovered there are a *lot* of bugs in those browsers. If I used a mobile-optimized UI framework like jQuery mobile or Sencha touch, I would probably stay blissfully unaware of many of those bugs, since the frameworks tend to take care of them for you. But I didn’t do that — I went with a blend of microlibraries instead.
So, yes, I’ve spent a lot of time trying to workaround browser bugs – time that I could have spent building out more features instead – but I like that I now have a deeper understanding of how mobile browsers work, and now I can share what I learnt with other developers so they don’t have to spend as much time.

Thanks Pamela !
See you at Mix-IT on Thursday 26 April at 3:20 p.m. for your PhoneGap talk, and at the end of the day for your final kenyote!

A la rencontre de Tasha carl, speakeuse à Devoxx France

April 17, 2012 by Agnes Crepet

Pour poursuivre notre série d’interviews, voici un échange avec la pluri-activiste, Tasha Carl qui animera un BOF à Devoxx France sur Alice et Greenfoot, des outils pour enseigner Java.

Blandine : Qui es-tu ? Peux-tu définir ton travail actuel ?

Je suis développeuse, architecte d’application et architecte de systèmes d’information, actuellement spécialisée dans le domaine Java EE. Je travaille comme freelance depuis 1997 et mon travail me passionne.

Agnès : Peux-tu présenter tes activités au sein des projets Sagan, Code Sorceresses et RHoK et en quoi consistent ces initiatives ?

Le Sagan Project (http://sagan.be) est le résultat d’un atelier que j’ai réalisé pour la fondation Greenlight For Girls. Cette organisation non gouvernementale a pour but de promouvoir les filles et les femmes dans le STEM (Science, Technology, Engineering, and Mathematics). Le Sagan Robot Simulator a été développé et a été utilisé lors d’une journée d’expérimentation pour des filles de 11 à 14 ans. Le logiciel permet de simuler des missions sur Mars. Le programme du robot, une fois écrit et testé, est téléchargé dans de véritables robots qui l’exécutent sur une maquette “martienne”. Compte tenu du succès obtenu lors de cet atelier et auprès de professeurs, notamment en Italie, je l’ai amélioré, en intégrant d’autres types de robots, par exemple, des Lego Mindstorm, et le projet a été open-sourcé.

Lors de cette journée, nous étions une dizaine de femmes avec des profils techniques. Comme nous nous sommes vraiment bien amusées, nous avons décidé de nous revoir et de créer un “club ordinateur”. Le “Circle of Computer and Robotics Sorceresses” était né. Il ne s’agit pas que d’une communauté online, mais d’un véritable groupe d’utilisatrices “Ladies Only” qui organise des rencontres dans les domaines de l’ICT et de la robotique.

Peu de temps après, Claude Falguière, également une développeuse Java, et moi avons mis en place une plateforme européenne online recensant des profils de femmes actives dans les domaines ICT, FLOSS, électronique et robotique: il s’agit du Code Sorceresses (http://www.codesorceresses.eu/).

Le RHoK.be est un projet totalement différent. RHoK signifie “Random Hacks of Kindness“. Deux fois par an, une trentaine de hackathons sont organisés en même temps autour du globe, avec pour objectif de “hacker pour le bien de l’humanité”. Je vous laisse le découvrir par vous-mêmes : http://rhok.org et http://rhok.be. Personnellement, je fais partie de l’équipe d’organisation du RHoK Belgique.

Blandine : Comment te situes-tu dans l’écosystème JAVA ? Dans quel projet(s) /user group interviens-tu ?

Mon travail me plonge déjà dans l’écosystème JAVA, mais je suis également fondatrice du Brussels Java User Group. En plus, je fais partie du DEVOXX (Belgique) “Steering Committee” et j’ai initié les Java Knights Belgique, une petite communauté pour les Freelances Belges du monde Java. A part ça, je suis membre du “Paper Approbation Committee” de la conférence JCertif et membre du JCP.

Mon blog tourne actuellement surtout autour de mes projets robotiques: http://www.lucubratory.eu/. Vous pouvez également me suivre sur http://twitter.com/imifos.

Blandine : Comment es-tu tombée dans le monde JAVA ? Te souviens-tu de ton premier programme en JAVA ?

Quand j’ai commencé ma carrière, le langage le plus populaire était le C++. Peu après l’an 2000 (je n’ai pas vécu le “Bug de l’année 2000″ en Java :-) ), un client avait besoin d’une application qui permettait de gérer “des bananes” (permettez moi de garder l’anonymat de ce sujet ;-) et l’utilisation de Java était une exigence. Ceci m’a permis de me former à ce langage. Depuis lors, mes projets principaux se situent dans cet écosystème.

Blandine : Pourquoi as-tu choisi ce métier ? As-tu les mêmes motivations qu’au début ?

Quand j’étais petite, mon père m’emmenait de temps en temps sur son lieu de travail, une centrale téléphonique mécanique. J’étais fascinée par les tours de relais géantes (en relation à ma taille de l’époque) qui fonctionnaient comme des engrenages sur-dimensionnels. Des années plus tard, mon père s’est fait plaisir en s’achetant un ZX81, ce qui à lancé ma “carrière” en quelque sorte. En ce qui concerne la motivation, elle est toujours intacte: la créativité et l’apprentissage permanents. Ce travail représente le défi ultime.

Agnès : Tu vas présenter/ co-présenter une session à Devoxx France sur Alice et Greenfoot pour enseigner Java. Peux-tu introduire la spécificité de ces outils. Tu le co-animeras avec Yolande Poirier : pourquoi avez-vous eu l’envie de proposer un talk sur ce sujet?

Yolande et moi sommes toutes les deux passionnées par l’éducation STEM des enfants et nous avons déjà réalisé des projets et des expériences pratiques dans le domaine. Il nous a donc semblé naturel de présenter ce sujet à la DEVOXX.FR.

Alice est une application qui permet de créer des scènes 3D, similaire à Sims ou Second Life, utilisant un “langage de programmation” graphique. L’application s’adresse aux jeunes développeurs et développeuses (8-14 ans). Il est possible d’imaginer, par exemple, des scènes avec une patineuse artistique faisant des figures sur un lac gelé.

Greenfoot est d’un niveau plus avancé. Cet environnement de développement permet de programmer en Java d’une manière graphique, mais il permet également d’éditer le code Java des briques graphiques utilisées.

A la DEVOXX.FR, nous proposons un BOF. Yolande va présenter les deux applications et je vais faire une petite démonstration pour montrer le fun que les enfants (et aussi les filles) ont en jouant avec ces outils. Le but est d’aboutir à une discussion ouverte. La séance est destinée aux adultes.

Blandine : Est-il plus difficile pour toi de présenter devant un auditoire majoritairement masculin ? Cela a-t-il un impact sur ta préparation et la façon dont tu présentes ? Penses-tu que tu sois jugée différemment des speakers masculins ? As-tu des conseils à donner aux futures speakeuses ?

Il est certain qu’en tant que femme, nous sommes jugées différemment. De là, la façon de paraître est à mon goût très importante. J’essaie de me montrer féminine, mais dans aucun cas de “trop”. Les couleurs sont une bonne chose pour faire la différence car le monde des geeks est très monochrome :)

Un conseil pour les futurs speakeuses ? J’ai un qui me semble très important: sortez et montrez vous!

C’est moins la nature des femmes de se monter sur scène. Elles préfèrent plus souvent écouter, mais il faut que les femmes sortent de leur modestie et se mettent plus en avant. Nous avons besoin de Role Models! Les prochaines générations de filles ont besoin de femmes visibles dans les domaines STEM pour être inspirées.

 

Merci Tasha!

Rendez-vous au BOF “Introduire Java avec Alice et Greenfoot”  que tu co-animes jeudi 19 avril à Devoxx France!

Retrouvez Aline Paponaud lors des ateliers Programatoo à Devoxx France et Théâtre d’Impro pour jouer à être Agile à Mix-IT

by Blandine

Pour continuer notre série, voici l’interview d’Aline Paponaud (@bootis). Vous la retrouverez à Devoxx et Mix-IT pour des présentations où vous devrez être actif (comme on les aime chez les Jduchess ;-) ). Aline coorganise l’atelier Programatoo à Devoxx avec Audrey Neveu et vous a préparé un match d’impro pour jouer à être Agile à Mix-IT.

Blandine : Qui es-tu ? Peux-tu définir ton travail actuel ?
Aline : J’ai 26 ans, je suis arrivée dans la région parisienne en septembre.
Mon travail actuel c’est développer en .net de nouvelles fonctionnalités sur du legacy code (une application qui existe depuis longtemps, qui était en TMA et pour laquelle un « grand projet » a commencé), et aussi d’animer et essayer d’améliorer les choses dans l’équipe pour l’amener vers de plus en plus d’agilité (mon côté scrummaster).

Blandine : Dans quel projet(s) /user group interviens-tu ?
Aline : Mes projets du moment c’est surtout programatoo (@programatoo, visible sur les blogs de Sfeir, Jduchess…) : c’est un projet longue durée chez Sfeir qui a commencé avant Devoxx et qui continuera après, l’objectif étant de savoir apprendre la programmation avec les enfants, et ensuite de diffuser au maximum ces pratiques.

Sinon tous les mercredis je suis chez /ut7 au Coding Dojo pour apprendre avec quelques compères. On fait un peu de tout, mais toujours dans les règles de l’art (TDD, plus forte valeur métier en 1er, et autres bonnes pratiques).

Ma prochaine action va être de parler un peu plus de .net et plus particulièrement de la solution d’intégration continue TFS sur mon blog techaline.wordpress.com qui est un peu mort en ce moment… et mettre un peu de source sur codeplex.

Blandine : Tu travailles actuellement sur un projet en .net, mais cela ne t’empêche pas de participer à Devoxx France ou Mix-IT. On croise peu de gens qui ont la double compétence Java/.Net. Penses-tu que ces deux mondes soient vraiment différents ?
Aline : En fait, je suis naïve et j’ai cru ce qu’on m’a dit quand je suis sortie de l’école en ayant fait plein de Java : « ce que vous savez faire, c’est pas Java ou C ou n’importe quel LANGAGE, c’est appliquer des CONCEPTS : vous savez développer en respectant de bonnes pratiques, vous savez faire des tests, vous savez concevoir des trucs ». Après 3 ans d’expérience, je me retrouve « coincée » par ma bonne connaissance des subtilités du langage et de quelques frameworks .net (ce qui pour moi ne fait pas de moi une bonne dev).

C’est simple : je veux apprendre plein de langages, tout comme à titre personnel je veux apprendre plein de langues étrangères.

Je refuse de croire qu’il y a un manque d’ouverture. Pour moi, c’est juste qu’il y a beaucoup de peurs, car on n’arrive pas à évaluer un bon développeur en dehors de sa maîtrise du langage qu’il sera payé pour utiliser.

Blandine : Pourquoi as-tu choisi ce métier ? As-tu les mêmes motivations qu’au début ?
Aline : Parce qu’il y a de la « magie » dans notre métier, quelque chose qui fait qu’on a le pouvoir de rendre facile et intuitives des choses très compliquées au départ.
Ce qui me plaît c’est de fabriquer des outils pour les gens et de savoir comment fonctionnent des systèmes complexes.
Ça n’a jamais vraiment changé.

programatooLogo

Blandine : Lors de Devoxx France, tu vas animer l’atelier Programatoo avec Audrey Neveu. Comment t’es venu l’idée d’organiser un atelier pour les enfants ?
Aline : J’ai rencontré lors de Agile Innovation Grenoble (la meilleure conférence Agile ;-) : www.agileinnovation.fr) que je coorganisais en 2011 des personnes de /ut7 qui s’intéressaient au sujet, et qui s’apprêtaient à faire leur premier Coding Goûter.

On en a pas mal discuté, on s’est rappelé de nous enfant et de notre première expérience avec la programmation, et j’ai vu qu’il y avait un écart avec ce que maintenant les enfants apprennent en premier sur un ordinateur : recherche google, emails ,facebook, utilisation du smartphone… là ils savent mieux que moi, mais pour le reste, il manque quelque chose.

Et une fois Agile Grenoble passé, et mon installation en région parisienne bien en place, je me suis dit que c’était le moment de lancer un projet. Et voilà… J’en ai parlé à Sfeir qui m’a donné son support. On s’inspire totalement du Coding Goûter, d’ailleurs on est en contact permanent avec eux. Mais nos objectifs, à terme, sont différents : on souhaiterait se tourner vers tous les enfants (pas forcément accompagnés de leurs parents) pour des ateliers dans la ville, dans les écoles… Mais on n’en est pas encore là !

Lors des ateliers Programatoo et des Coding Goûters chez nos amis de ut7, on se rend compte d’une chose, et c’est même le mot d’ordre : ce sont les enfants qui ont quelque chose à nous apprendre et à nous montrer. Ce qui m’a surprise : leur créativité, leur capacité à trouver des idées rapidement… Non pas que j’en aie douté, mais je me rends compte que mon enfance à moi s’éloigne !!!

Blandine : Lors de Mix-IT, tu organises un « atelier Théâtre d’Impro pour jouer à être Agile ». Peux-tu nous en dire plus ? Comment est-ce que ça va se passer ? On peut venir même si on n’a jamais fait d’impro ?
Aline : C’est du théâtre d’impro 100% débutant. On ne parle pas d’agilité, on s’amuse, on improvise en respectant les règles. L’idée est que chaque participant se rende compte de sa capacité à être réactif, à imaginer, et à s’adapter à toutes les situations. Que le groupe forme un ensemble cohérent, qu’on s’écoute, qu’on s’impose sans imposer à l’autre…
Le format : comme un typique entraînement d’impro, on commence par un échauffement, ensuite on fait quelques exercices et on finit avec des improvisations sur un thème donné.
A la fin, on fait une petite rétrospective, et les participants se rendront facilement compte du parallèle avec n’importe quel projet !

Blandine : Les méthodes agiles semblent importantes pour toi. Pourquoi ? Comment es-tu tombée dans la marmite des méthodes Agiles ? Pourrais-tu aujourd’hui travailler dans une équipe qui ne les applique pas ?
Aline : Déjà, je n’ai pas appris le Cycle en V à l’école, mais les méthodes Agiles. Donc forcément je n’ai pas pu m’imaginer un projet différemment. Ensuite, arrivée sur un projet directement en sortant de l’école, j’avais besoin d’aide et j’en ai trouvé au Club Agile Rhône Alpes… J’ai rencontré plein de gens épanouis et je leur ai fait un chèque pour les rejoindre, et j’ai organisé une grande cérémonie avec… non sans rire, c’était vraiment super et j’ai appris plein de trucs. Se retrouver avec des gens de différentes entreprises permet vraiment de prendre du recul sur la situation.
Aujourd’hui bien sûr je pourrais travailler dans une équipe qui ne les applique pas, d’ailleurs il y a beaucoup d’équipes qui disent qu’elles l’appliquent et qui ne l’appliquent pas… C’est une situation plutôt normale pour moi, et ce qui est intéressant dans ces équipes c’est justement d’essayer d’améliorer le process. Ce que je ne pourrais pas faire, ce serait travailler dans une équipe qui refuse tout changement.

 

Merci Aline ! Rendez-vous : 

Petra Cross from Google will be at Devoxx France and Mix-IT

April 16, 2012 by Agnes Crepet

Petra Cross

Continuing our interview series, the Mix-IT team asked some questions to Petra Cross who will be at Devoxx France and at Mix-IT.

 

Photo by Cody Bratt

 

Petra is a Senior Software Engineer at Google and an avid photographer. You could follow her on twitter or on G+.
With Petra, we will look behind the scenes of day-to-day development workflow in the engineering teams at Google. She will speak about this topic at Devoxx France and Mix-IT .

Mix-IT Team : Who are you?
Petra : I’m a Googler, photographer, and a pretty good wife. I live in San Francisco, California.

Mix-IT Team : Could you describe your typical day? Do you work all the day?
Petra : I wake up at 10am, get ready, and then walk to work (yes, I get to walk to work). I work from about 11am until about 7pm. I sometimes go rollerblading in the middle of the day (Google San Francisco office is right by the waterfront, with very ice trail along the bay) and do yoga in the evening. When I get home, I tend to work on a photography project or work on my travel plans.

Mix-IT Team : Which new tools/framework do you discover recently and that has inspired you?
Petra : Since I joined Google Wallet in San Francisco, I have been writing code using Android libraries. I have never done mobile development before, so a lot of the concepts are new to me, but I’ve been having fun.

Mix-IT Team : Does your team at Google use Scrum, or is it just inspired by Scrum?
Petra : Let’s not confuse Scrum with Agile. Scrum is a method for managing software projects. Most of Google engineering managers do not use Scrum, but some do.
However, Agile is more wide-spread at Google. Lots of engineering teams use Agile principles of planning task backlog, iterating in cycles, and estimating the tasks for the upcoming iteration.

Mix-IT Team : What would be your ideal technical stack for a webapp today ?
Petra : I have not seen an ideal technical stack yet. All technologies have their pros and cons and it takes time to learn about all the quirks and gotchas. I am comfortable with the Google server stack with Javascript on top. I’m not a Javascript expert though. I’ve spent most of my seven years at Google working on Java backends which use Google’s powerful distributed computing and storage resources.

Thanks Petra !
See you at Devoxx France for your talk about software development Workflow at Google on Thursday 19 April at 5 p.m. and at Mix-IT on Thursday 26 April at 2 p.m.

Hands-on Labs, Tools in Action et Quicky par Mathilde Lemée à Devoxx France

by Blandine

Cette interview est consacrée à Mathilde Lemée (@MathildeLemee). Vous pourrez la retrouver à Devoxx France où elle animera un hackergarten et présentera deux sujets liés aux tests des applications Web pour les développeurs Java.

Blandine : Qui es-tu ? Peux-tu définir ton travail actuel ?
Mathilde : Je suis Mathilde Lemée, consultante freelance sur Paris. Je suis un développeur passionnée et agiliste convaincue, je tiens également un blog sur http://www.javafreelance.fr .

Blandine : Comment es-tu tombée dans le monde JAVA ? Te souviens-tu de ton premier programme en JAVA ?
Mathilde : J’ai surtout découvert Java à la fac, j’ai fait la presque totalité de mes projets universitaires et de mes stages sur ce langage. Le premier, c’était un pantin 3D dont on pouvait enregistrer les différentes postures pour ensuite l’animer.

Blandine : Comment te situes-tu dans l’écosystème JAVA ? Dans quel projet(s) /user group interviens-tu ?
Mathilde : Je suis souvent présente aux sessions du Paris Jug, aux événements des Duchess France dont je suis une des fondatrices et aux sessions Hackergarten que nous organisons depuis le début de l’année avec d’autres développeurs.

Blandine : Pourquoi as-tu choisi ce métier ? As-tu les mêmes motivations qu’au début ?
Mathilde : J’ai toujours eu envie de faire de l’informatique donc je n’ai jamais hésité sur mon cursus. En sortant d’étude, je voulais surtout avoir le schéma classique consultant => chef de projet. C’est lors de ma première mission, quand j’ai eu la chance de travailler avec une équipe d’architectes passionnants et motivants, que j’ai changé d’orientation !

Blandine : Tu vas présenter trois sujets à Devoxx et à Mix-it ! Peux-tu nous les présenter ? Pourquoi faut-il venir te voir ?
Mathilde : La première session à Devoxx France est animée avec Brice Duttheuil, committeur Mockito. C’est un hackergarten : le rendez-vous des gens qui veulent participer à un projet open source. L’idée c’est, dans un format de 3h, de contribuer à un logiciel, un fix, une feature, une documentation dont d’autres pourraient avoir l’usage. Il s’articule autour de committeurs actifs pour mentorer les hackers qui participent à l’évènement. Nous ouvrons la porte aux committeurs en tout genre, il suffit de nous faire signe !

La seconde sur Selenium, testNG et selenium Grid propose une solution pour tester les applications web. Nous partirons de la rédaction d’un test unitaire avec jUnit pour finir par avoir une suite robuste de tests distribués, que ce soit sur un réseau interne ou sur le cloud avec Amazon EC2. J’aurais l’occasion lors de Mix-IT de la rejouer, il y aura en plus une revue des bonnes pratiques et des design pattern recommandés lorsque l’on met en place cette automatisation.

La dernière est un quickie de 15 minutes sur FluentLenium, librairie que je développe depuis quelques mois. FluentLenium se veut un outil d’aide à l’écriture de tests Selenium, en s’adressant tout particulièrement aux développeurs web Java.

Blandine : On croise peu de femmes dans les conférences. Cela t’étonne-t-il ? Penses-tu que c’est en train de changer ? As-tu vu une évolution au cours des dernières années ?
Mathilde : Je crois que dans tous les domaines, à partir d’un certain niveau de visibilité, on ne trouve que peu de femmes. Je pense que c’est en train de changer, même si cela prend du temps. En tout cas, on est plusieurs à travailler pour ! Il faut avant tout créer l’envie chez les femmes.

Blandine : Est-il plus difficile pour toi de présenter devant un auditoire majoritairement masculin ? Cela a-t-il un impact sur ta préparation et la façon dont tu présentes ? Penses-tu que tu sois jugée différemment des speakers masculins ?
Mathilde : Non, aucunement. Quand on va voir une présentation technique, on y va pour le fond, pas pour la forme.

Blandine : Beaucoup de personnes aimeraient faire une présentation, mais n’ont pas d’idée de sujet. Comment as-tu trouvé les tiens ?
Mathilde : Pour les hackergarten, après une année à organiser des hands-on, je cherchais quelque chose de plus proche de la réalité. On en est à la troisième session et les gens reviennent toujours, c’est vraiment un moment colnvivial où l’on a par exemple l’occasion de découvrir de l’intérieur d’outils comme maven ou jenkins.
Pour tout ce qui concerne les tests automatisés, le sujet est venu naturellement, car c’est une des solutions que j’ai l’occasion de mettre en place chez nos clients, d’où également la création de FluentLenium.

Merci Mathilde ! 

Rendez-vous à Devoxx France : 

Et aussi  à  Mix-it pour Selenium WebDriver, TestNG et Selenium Grid le jeudi 26 avril

BOF Duchess France à Devoxx et présentation de Mix-IT par Agnès Crepet

April 13, 2012 by Blandine

Pour poursuivre notre série d’interview, voici les réponses d’Agnès Crepet co-organisatrice de Mix-IT. Elle co-présentera aussi le BOF Duchess France dans quelques jours à Devoxx.

Blandine : Qui es-tu ? Peux-tu définir ton travail actuel ?
Agnès : Je suis donc Agnès Crépet ;-)
Le jour, je suis architecte au sein de la DSI des Laboratoires Boiron. Je participe à la mise en place des méthodes (agiles) de développement, aux choix des frameworks (principalement issus de l’écosystème Java) ainsi qu’au développement des applications développées en interne.
La nuit, je mets ma casquette d’activiste des communautés techniques : je suis Leader de 2 JUGs : le Lyon JUG et de Duchess France et je suis membre de l’équipe fondatrice de la conférence Mix-IT et de celle du podcast cast-it.

Blandine : Comment es-tu tombée dans le monde JAVA ? Te souviens-tu de ton premier programme en JAVA ?
Agnès : C’était à l’école, il y a 12 ans… Mais en dehors de mes TP classiques implémentés lorsque j’étais étudiante, mon premier « vrai » programme java je l’ai développé lorsque j’étais dans ma première société, un éditeur bancaire. On refondait une application en Java, historiquement écrite en Cobol. A l’époque, c’était donc avec Struts 1 et les premières versions beta d’Hibernate. J’ai eu la chance très tôt de pouvoir travailler avec des frameworks, qui te permettaient de gagner en productivité et en homogénéité.

Blandine : Comment te situes-tu dans l’écosystème JAVA ? Dans quel projet(s) /user group interviens-tu ?
Agnès : Je suis donc active dans 2 JUGs : le Lyon JUG et Duchess France et tous les mois avec mes compères podcasteurs, on sort un épisode de Cast-IT.
Je participe également à des projets de développement bénévolement. J’ai par exemple développé le site de la conférence que je co-organise Mix-IT. Ce qui m’a permis de tester des frameworks que je n’avais jamais mis en pratique comme Play ! Et j’ai d’autres projets de ce type en cours.
J’ai donné également des talks et cours (Méthodes Agiles, Java, Design Patterns). Récemment, j’ai donné notamment une formation de plusieurs semaines bénévolement au Togo, des talks en Asie.

On peut me suivre sous twitter : @agnes_crepet, sous google plus : https://plus.google.com/116189330666769817164. On peut également m’entendre au micro de Cast-IT. Vous pouvez également voir sur GitHub les projets de coding sur lesquels je travaille  : https://github.com/acrepet et j’écris régulièrement sur le blog des Duchesses.

Blandine : Pourquoi as-tu choisi ce métier ? As-tu les mêmes motivations qu’au début ?
Agnès : Pour moi ce qui est magique dans ce métier c’est que l’on apprend en continu. Et cet aspect est très motivant. Le fait de développer des logiciels c’est aussi pour moi une manière d’apporter de la valeur au monde. Le domaine du logiciel libre est, par exemple, pour moi extra-ordinaire du point de vue du modèle économique et social sous-jacent. Et en tant qu’acteur du monde du logiciel, on peut aussi diffuser ses idées facilement. Et ce sont ces idées qui peuvent contribuer à changer (un peu) le monde.

Par rapport à mes débuts, j’ai sûrement encore plus envie de partager, de rencontrer des gens des différentes communautés techniques. Il y a 12 ans, je découvrais le développement Java, mais je restais relativement seule. Aujourd’hui, je trouve fascinant le foisonnement autour des différents user groups qui existent.

Blandine : Tu vas présenter co-présenter le BOF Duchess France à Devoxx France avec Audrey Neveu. A qui s’adresse-t-il ? Pourquoi faut-il venir vous voir ? De quoi allez vous parler ?
Agnès : Le Bof s’adresse à tout le monde, hommes/femmes, développeurs, personnes non techniques, etc. Si vous voulez en savoir plus sur Duchess France, il faut venir à ce BOF puisqu’on reviendra, dans une première partie, sur les objectifs et les actions menées par ce JUG.
Enfin si la question de la disproportion des femmes dans l’informatique en France vous intéresse. Si vous voulez savoir si c’est partout pareil… Et bien venez au BOF puisqu’on abordera cette question dans une deuxième partie. Je donnerai notamment un retour sur mes voyages en Afrique et en Asie où j’ai découvert que la situation diffère fortement dans certains pays où la proportion de femmes dans la technique est beaucoup plus forte que chez nous.

Blandine : Lors du “tour du monde” (que tu viens de terminer), tu as présenté les Jduchess à l’étranger et permis de lancer de nouveaux groupes dans différents pays. Peux-tu nous parler de ces rencontres ? As-tu rencontré des personnes motivées et intéressées par les Jduchess ?
Agnès : Oui j’ai donc eu la chance de voyager sur 2011/2012 dans beaucoup de régions du globe différentes. Et j’ai donc eu la chance de participer au lancement des groupes Duchess Africa et Duchess Indonésie.
En août dernier, j’ai décidé de commencer mon périple autour du globe en donnant bénévolement une formation Java à Lomé (Togo). J’avais deux filles parmi mes élèves. Je leur ai parlé du réseau des Duchesses et elles ont pensé qu’il serait très intéressant de créer un groupe Duchess Africa et particulièrement en Afrique occidentale (la formation avait lieu au Togo, mais les filles étaient ivoiriennes). Elles ont voulu monter ce groupe pour faciliter l’accès des femmes africaines à des carrières dans l’informatique en général (et pourquoi pas dans le développement Java). En Afrique, peu de filles vont à l’école, sans parler de l’accès aux études scientifiques, il y a donc très peu de femmes ingénieurs en informatique. Ainsi, Duchess Africa est né en août 2011 et depuis je crois savoir qu’elles sont une cinquantaine. Vous pouvez lire mon article sur le blog des Duchesses, sur mon retour sur le lancement de Duchess Africa.

Fin 2011, j’étais en Asie. J’ai donné des conférences/ateliers à l’école Meruvian qui est une organisation à but non lucratif situé à Jakarta, portée sur Java et Open Source. Cette école propose un cursus informatique très orienté sur la programmation Java pour les jeunes entre 16 et 21 ans qui n’ont pas les moyens d’aller à l’Université. J’ai rencontré deux filles, Mila et Nety, d’à peine 20 ans et qui s’occupaient de cette école. Elles ont été intéressées par l’initiative et ont décidé de lancer l’antenne Duchess Indonésie qui regroupe aujourd’hui 200 personnes ! Vous pouvez mon article sur le blog des Duchesses, sur mon retour sur le lancement de Duchess Indonesia.

Blandine : On croise peu de femmes dans les conférences en France. Cela t’étonne-t-il ? A priori, la situation est inversée en Asie ou la majorité des développeurs sont des femmes. Est-ce un sujet dont tu vas parler lors du BOF et pourquoi ?
Agnès : Dans les pays occidentaux, nous faisons souvent le même constat : l’univers des développeurs est quasi uniquement masculin. Et cela, hélas, ne m’étonnait plus vraiment. Je pensais que c’était une situation générale, que l’on retrouvait partout dans le monde.

Pourquoi chez nous ou plus généralement dans les pays occidentaux, les filles sont-elles si peu présentes dans les domaines techniques en général, et dans l’informatique en particulier ? La première explication peut être liée aux choix d’éducation et de formation des femmes. Certains préjugés sont ancrés au sein de la famille et de la société et se révèlent lors des choix des jeunes filles pour une formation. Les parents ou les enseignants leur déconseillent souvent de suivre une formation trop technique, qui déboucherait sur des professions traditionnellement masculines, où la présence des femmes n’est pas encore complètement acceptée. Une autre explication peut venir du fait que certains métiers techniques, comme celui de l’informaticien, souffre de certains stéréotypes. L’informaticien est souvent représenté comme un homme, jeune, blanc, hétérosexuel, fan d’univers comme celui de l’heroïc- fantasy et encore celui des jeux vidéos. Ces univers sont par ailleurs bien souvent remplis de références principalement masculines ou les filles ont peu de place. Quand elles y sont représentées, c’est souvent de manière dégradante ou humiliante. Je me souviens d’une publicité récente pour la sortie d’une version d’Ubuntu (une distribution de Linux) : une paire de fesses féminine parfaitement calibrée vêtue d’un slip Ubuntu. Vous allez me dire qu’on trouve ce genre de représentations quel que soit le produit (voiture, produit ménager, crème dessert, etc.).

J’ai effectivement eu la chance de voyager récemment pour m’apercevoir que la situation diffère dans d’autres coins du globe. Je suis allée notamment en Indonésie où j’ai rencontré les filles qui ont lancé l’antenne Duchess Indonésie. Dans ce pays, 60 % des personnes ayant une activité dans l’informatique sont des filles. Je vais parler lors du BOF de cette différence que j’ai observée en Asie donc et des quelques pistes qui pourraient l’expliquer. En Indonésie, là où plus de la moitié des développeurs informatiques sont des filles, la plupart des écoles ne sont pas mixtes. On touche ainsi à la question de la non-mixité, souvent décriée ou mal comprise. Outre la remise en cause perpétuelle de la légitimité des luttes féministes, il faut souvent argumenter sur l’utilité et le sens d’une organisation en espaces non-mixtes. Pourtant, dans l’histoire de beaucoup de mouvements de femmes, la non-mixité a toujours été bénéfique pour avancer dans l’organisation des collectifs. Les observations en classes mixtes indiquent que les cours de sciences sont dominés par les garçons, ils “accaparent le bon matériel et l’attention du professeur, répondent à la majeure partie des questions et réalisent les expériences, tandis que les filles assistent, rédigent les comptes-rendus à la manière de secrétaires et restent en retrait dans la classe. De plus, certaines études affirment que les contextes mixtes ont tendance à renforcer les stéréotypes de genre, et donc à reproduire l’équation sciences = hommes” *1.  Je ne suis pas en train de dire qu’il serait bon de retourner à l’école non-mixte, mais peut-être que certaines activités organisées en non-mixité pourraient inviter un peu plus les filles à découvrir des domaines techniques qui à priori ne leur sont pas destinés. Tasha Carl, une amie belge, m’a parlé d’une initiative, Greenlight For Girls. Il s’agit d’une fondation qui cible les femmes de tout age, et non-pas uniquement dans l’informatique, mais dans ce qu’on appelle le STEM – Science Technology Engineering Mathématics… Et ça marche plutôt bien, ce qui pourrait faire taire ceux qui affirment qu’elles ne sont pas câblées pour la technique !

*1 Gillibrand, E., Robinson, P., Brawn, R., & Osborn, A. (1999). Girls’ participation in physics in single sex classes in mixed schools in relation to confidence and achievement. International Journal of Science Education, 21, 349-362

Blandine : Tu es aussi coorganisatrice de Mix-IT. Peux-tu nous présenter cet événement ?
Agnès : Mix-IT est l’aboutissement de la collaboration entre le Lyon Java User Group et le Club Agile Rhône-Alpes.
Mix-IT est né d’une envie commune de créer une conférence à Lyon accessible à tous (donc pas trop chère) sur l’agilité, l’écosystème Java et les innovations I.T., Web ou mobile. En 2011, la première édition de Mix-IT voyait le jour. Et le 26 avril prochain, Mix-IT deuxième édition se déroulera à SUPINFO LYON pour des sessions sur différents sujets, des jeux et des rencontres. Entre 300 et 400 personnes sont attendues à cet événement. Certains speakers internationaux sont annoncés (Pamela Fox notamment, ex-Googler de San-Francisco, Bodil Stokke sur Javascript, ou Pieter Hintjens, spécialiste du messaging, créateur de ZeroMQ), la majorité des speakers étant français, comme Emmanuel Bernard (membre de l’équipe Hibernate chez JBoss) ou encore Jean Claude Grosjean (auteur du blog QualityStreet) et Gilles Mantel, des coachs agiles reconnus.

Je suis très fière également que près d’un quart des speakers de Mix-IT soit des femmes ! Nous ne nous sommes pas “forcés” à prendre des femmes, mais on a simplement élargi notre recherche de speakers d’une part et d’autre part nous nous sommes rendu compte, et c’est plutôt une bonne nouvelle, qu’il y a de plus en plus de femmes reconnues sur des domaines techniques. Quand nous avons cherché des speakers sur Javascript par exemple, notamment sur les frameworks MVC JS côté client, le nom de Bodil Stokke est rapidement arrivé !

Merci Agnès !
Rendez-vous au BOF Duchess France le jeudi 19 avril de 19h à 20h et
à Mix-IT le jeudi 26 avril à Lyon.

BOF Duchess France et atelier Programatoo par Audrey Neveu à Devoxx France

April 12, 2012 by Blandine

Voici l’interview d’Audrey Neveu (@Audrey_Neveu). Vous pourrez la retrouver à Devoxx France pour le BOF Duchess France ou le mercredi avec vos enfants à l’atelier Programatoo.

Blandine : Qui es-tu ? Peux-tu définir ton travail actuel ?
Audrey : Je suis développeuse Java chez Sfeir et Jug Leader JDuchess, ce qui fait presque deux travails. ;)

Blandine : Comment es-tu tombée dans le monde JAVA ? Te souviens-tu de ton premier programme en JAVA ?
Audrey : C’était le premier langage étudié dans ma formation et donc, mon premier programme fût un “Hello world !” dans une console, original n’est-ce pas ? Mais voilà, le coup de foudre était là, je me suis tout de suite sentie à l’aise avec le langage, j’ai donc rapidement participé à mon premier Jug (à l’excellentissime NormandyJug pour ne pas le citer) et depuis je n’ai pas réussi à décrocher :)

Blandine : Comment te situes-tu dans l’écosystème JAVA ? Dans quel projet(s) /user group interviens-tu ?
Audrey : Ce qui m’a énormément plu dans JAVA, c’est le dynamisme de sa communauté. Je trouvais ça fantastique d’avoir des soirées comme les JUGs où l’on pouvait se rencontrer, apprendre et échanger. C’est là l’un des aspects les plus enrichissants de notre métier et j’ai très vite eu envie d’y prendre part aussi, de rendre un peu de ce que l’on m’avait donné dans les JUGs. C’est pourquoi j’ai rejoint Duchess France, pour participer à la vie de la communauté, et en particulier à son expansion féminine.

Blandine : Pourquoi as-tu choisi ce métier ? As-tu les mêmes motivations qu’au début ?
Parce que ça avait l’air fun ! J’aimais l’idée d’apprendre en permanence, de pouvoir créer un programme de toutes pièces et aussi de découvrir des métiers différents au travers de ceux de mes clients. Ce métier ressemblait à un jeu de logo grandeur nature et aujourd’hui encore c’est l’effet que ça me fait à la fin de certaines journées de travail où j’ai du mal à réaliser que l’on me paye alors que je me suis amusée toute la journée :)

Blandine : Tu vas co-présenter le BOF Duchess France à Devoxx France avec Agnès Crepet. A qui s’adresse-t-il ? Pourquoi faut-il venir vous voir ? De quoi aller vous parler ?
Audrey : Le bof est ouvert à tous : homme ou femme, développeur ou pas. Il se déroulera en deux parties, j’anime la partie “française” et Agnès s’occupe de la partie “mondiale”. Pour cette dernière, je renvoie les lecteurs à l’interview d’Agnès, elle expliquera tout ça mieux que moi :) Pour la partie française ce sera une excellente occasion pour ceux qui ne nous connaissent pas de rencontrer l’équipe, d’en savoir plus sur nos activités (la Marmite, le blog, etc…) et nos objectifs, une occasion donc de comprendre pourquoi nous avons souhaité avoir notre JUG, un jug de fille, mais qui n’exclut pas les hommes pour autant ;) Pour ceux qui nous connaissent, c’est aussi le moment de nous dire ce qu’ils ont aimé, ce qui ne leur a pas plu, ce qu’ils ont envie de voir, de faire, etc… Bref, ce n’est pas seulement un endroit pour parler de nous, c’est surtout un endroit pour échanger avec vous !

Blandine : On croise peu de femmes dans les conférences en France. Cela t’étonne-t-il ?
Audrey : Pas vraiment, je trouve même ça logique. Le nombre de développeurs qui se déplace en conférence n’est déjà pas élevé comparé à la masse de développeurs en France, donc il n’est pas vraiment étonnant d’y croiser assez peu de femmes vu qu’elles sont moins nombreuses dans le métier. En revanche, l’un des premiers objectifs de Duchess France était d’inciter les femmes à participer aux conférences, et sur ce point, nous avons partiellement réussi puisqu’au ParisJug il y a régulièrement une dizaine de participantes. Au niveau national en revanche, ça reste assez faible, nous avons encore du travail ;)

Blandine : Tu vas aussi animer Programatoo avec Aline Paponaud. C’est un atelier de programmation pour les jeunes de 6 à 14 ans. Comment ça se passe ? Quel est le but de l’atelier ? Pourquoi est-ce que ça vous tient à coeur ?
Audrey : Comme Aline le résume bien Programatoo c’est un atelier pour jouer à programmer : on vient découvrir le métier de ses parents, mais aussi et surtout on viens s’amuser ! Le but est de créer des petits programmes, souvent des animations, réalisés à l’aide d’outils ou de langages adaptés aux enfants. Les enfants se mettent seul avec leur parent ou à plusieurs sur leurs projets et on fait des pauses pour partager nos créations tous ensembles au rétroprojecteur.
Nous nous sommes aperçues Aline et moi que les enfants n’avaient plus du tout le même comportement que nous par rapport à l’ordinateur : ils y sont habitués, savent s’en servir comme ils se servent de la télévision, mais ils ne cherchent plus vraiment à comprendre comment ça marche. L’idée de Programatoo c’est de leur redonner le contrôle sur la machine, mais également de leur montrer que l’on peut être créatif avec un ordinateur.

Blandine : Est-ce qu’il reste des places pour Programatoo ? Faut-il venir en famille ? Comment faire pour s’inscrire ?
Audrey : Il reste des places et pour s’inscrire une seule adresse : programatoo@sfeir.com. Il suffit d’indiquer le nom du ou des développeur(s) en herbe, et le nom du parent accompagnateur.

Blandine : Avec Aline, vous avez déjà animé un atelier Programatoo. As-tu une anecdote ? Qu’est-ce qui t’a marqué ?
Audrey : Une anecdote qui m’a beaucoup fait rire et qui résume bien l’ambiance de Programatoo : je m’attachais les cheveux lorsque Lina, 9 ans, me regarde très sérieusement avant de me dire “les cheveux attachés ça fais sérieux alors qu’en fait, tu l’es pas trop”… Kid’s are magic ;o)

Merci Audrey ! Rendez-vous à Devoxx France  :